skip co content

Le mot du président

president

 

Elu à la présidence du syndicat du chocolat fin 2013, Patrick Poirier a consacré sa carrière à l’industrie chocolatière. Il est à 43 ans, PDG du groupe familial perpignanais CEMOI, le troisième transformateur européen de fèves de cacao. Il a récemment misé sur de gros investissements technologiques en France, tout en privilégiant une forte implication sur le terrain, notamment en Côte d’Ivoire, auprès des planteurs. Son groupe réalise la moitié de ses ventes auprès des biscuitiers, glaciers, chocolatiers et produit plus de 500 références différentes par an.

 

Vous retrouver à la tête du syndicat, est-ce un aboutissement?

Je suis tombé dans le chocolat et le cacao tout petit… Et dès qu’on parle de chocolat, les gens s’émerveillent ! Exercer ce métier est avant tout une passion. Nous avons des causes communes sur lesquelles agir entre fabricants, car la filière cacao-chocolat est longue et complexe.

 

Quelles sont les priorités pour un syndicat professionnel comme le vôtre ?

Aujourd’hui, le syndicat du chocolat doit fédérer 80 entreprises adhérentes aux profils très divers. Nous avons également la chance de travailler avec le syndicat des artisans chocolatiers. Avant tout, il nous est indispensable d’harmoniser nos actions en prenant en compte les besoins et les attentes de chacun.

 

Y-a-t-il à votre avis un tournant clé pour consolider la filière chocolatière?

Dans une société plutôt anxiogène, le chocolat est un produit plaisir pour les consommateurs. Le cacao est une matière première formidable par ses origines et ses goûts, qui se réinvente en permanence (recettes, moments de consommation). Et pourtant, il est élaboré depuis plus de 100 ans suivant la même la technologie !

 

Quelles sont les nouvelles tendances que vous avez pu identifiées depuis ces dernières années ? Et quelles conséquences sur l’évolution de la filière ?

Nous avons la chance d’être sur un marché mondial en croissance, car le chocolat est un produit universel apprécié par les consommateurs de la planète entière. Nous devons par conséquent travailler avec les pays producteurs, afin de favoriser la production d’un cacao de qualité. Par ailleurs, le marché du chocolat noir à très haute teneur en cacao se développe. En France, nous en sommes de grands consommateurs, ce qui exige à la fois un savoir-faire et une grande qualité des matières premières.

 

De toute votre carrière, quelle est jusqu’à aujourd’hui, votre plus belle victoire en tant que professionnel et expert de la profession ?

Ma fierté au sein de Cemoi est d’avoir réussi à fédérer des entreprises familiales qui travaillent main dans la main pour le développement d’une filière cacao durable. Nous démontrons qu’en partageant nos idées et nos bonnes pratiques, nous parvenons à toucher des consommateurs du monde entier, et que des entreprises et des individus sont capables de se fédérer autour d’un projet commun. Que de chemin parcouru pour notre entreprise régionale qui, en 1962, produisait quelques tonnes de chocolat et rayonnait seulement autour de Perpignan ! Aujourd’hui, Cémoi représente 3 % de la récolte mondiale de cacao et on a réussi à maîtriser notre démarche cacao, de la fève au produit fini. 

image description
back to top